Élite, faculté de droit et la disparition de l'empathie
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2025. 05. 01
Dans la société coréenne, le nom de « Faculté de droit de l'Université nationale de Séoul » a une signification qui dépasse le simple diplôme. C'est à la fois l'entrée du pouvoir, le chèque de garantie des droits acquis et la ligne de départ de ceux qui monopolisent de facto le pouvoir d'interpréter et d'appliquer les lois et les institutions. Le milieu juridique, en particulier l'organisation du parquet, est à son sommet symbolique. Ils parlent de « justice » et prétendent défendre l'intérêt public, mais le monde auquel ils appartiennent peut-il réellement représenter l'ensemble de notre société ? La loi est en fin de compte faite pour l'homme. Cependant, l'organisation actuelle du parquet, en particulier le groupe de procureurs d'élite issus de la faculté de droit de l'université de Séoul, applique la loi de manière mécanique, sans le cœur de l'humanité qu'est l'empathie. Enfermés dans la neutralité et la légalité formelle de la loi, ils ne voient pas les « personnes », mais seulement les « articles ». En conséquence, dans la société coréenne, la loi n'entend pas les voix vivantes et devient une institution qui ignore la souffrance de la réalité.
Le point de départ est l'éducation. Le marché de l'éducation privée, centré sur Gangnam, a formé une industrie de l'examen d'entrée qui culmine dans une « éducation de la bonne réponse » axée sur le CSAT, les notes et les spécifications. Cette éducation exclut par essence la créativité, la conscience communautaire et la compréhension des émotions, et quantifie uniquement la capacité à trouver la « bonne réponse ». L'Université nationale de Séoul et la faculté de droit sont des espaces où se réunissent les vainqueurs ultimes de ce système. Mais le résultat de cette éducation est impitoyable. Les intellectuels qui n'ont été élevés que par le par cœur et la compétition ont une capacité d'empathie émoussée et un manque d'imagination pour la vie des autres. La société est de plus en plus dominée par l'efficacité fonctionnelle et les critères de jugement quantifiés. Si le but ultime de l'éducation est d'enrichir l'intériorité humaine, alors l'éducation d'élite en Corée est plutôt devenue un mécanisme qui supprime et opprime l'humanité.
Lorsque ces élites deviennent procureurs, le problème s'aggrave. Un procureur n'est pas simplement un technicien juridique appliquant la loi. C'est un être doté d'un pouvoir considérable, celui de juger la vie d'un individu et d'exercer le pouvoir punitif de l'État. Pourtant, de nombreux procureurs agissent tout au long de l'enquête et de la mise en accusation sans même une compréhension minimale de l'humain. Les procureurs ne tiennent pas compte du contexte des déclarations et évaluent la forme, le temps et la cohérence logique plutôt que l'authenticité des mots. L'injustice et la souffrance des personnes socialement vulnérables, ou la peur et l'hésitation des victimes, sont considérées comme des "ambiguïtés" dans les procès-verbaux. Ils peaufinent les procès-verbaux avec un regard froid même en voyant des larmes, et classent la sincérité comme des "circonstances" même en l'entendant. Il s'agit moins d'un manque de moralité individuelle que d'un habitus créé par le système lui-même, c'est-à-dire une sensation habituelle ancrée dans le corps. La culture de l'organisation des procureurs, qui dit "l'émotion devient une variable" et "ne voyez que les faits", efface l'existence même de l'être humain et le réduit à un simple objet juridique. Le suspect devient un numéro de dossier devant la loi, la victime devient une partie des preuves et la vie n'est plus qu'un texte.
Le problème plus important est que cette structure est justifiée. L'expression « selon la loi » est utilisée en Corée du Sud comme synonyme de justice. Cependant, la manière dont une loi est appliquée dépend absolument du pouvoir discrétionnaire et du choix du procureur. La décision de poursuivre ou non, la méthode d'enquête et même les informations divulguées aux médias varient en fonction du procureur en charge de l'affaire. Ces choix peuvent être politiques, fondés sur la logique organisationnelle ou même fondés sur des préjugés. Pourtant, les procureurs coréens se disent des « arbitres objectifs ». Cependant, la loi est toujours sujette à interprétation, et l'interprétation implique toujours un point de vue. Sur quelle expérience ce point de vue est-il basé ? Dans la langue de qui est-il exprimé ? Devant cette question, l'organisation actuelle du ministère public réduit au silence un monde qu'elle ne représente pas.
Une autre caractéristique de ces élites établies est leur protection et leur solidarité excessives envers leur propre classe. Le contexte de la « faculté de droit de l'université de Séoul » agit comme un cartel, et ils forment un réseau étroit qui s'entoure et se protège mutuellement. Les erreurs ou les illégalités qu'ils commettent sont traitées avec indulgence comme des erreurs, mais les mêmes actes des personnes socialement vulnérables sont sévèrement punis comme des « crimes ». Ce double standard est un facteur qui aggrave encore les inégalités dans la société coréenne. Le problème majeur est qu'ils ne reconnaissent pas leurs limites. Les élites intellectuelles croient que leur jugement est objectif et rationnel et ignorent facilement la valeur des différents points de vue et expériences. Ils pensent qu'ils sont au sommet de la société et qu'ils ont donc des réponses à tous les problèmes. Mais la véritable intelligence commence par la reconnaissance de sa propre ignorance, l'apprentissage constant et l'humilité d'écouter diverses voix.
Nous sommes à un point de transition. Si ceux qui traitent les lois ne comprennent pas vraiment les êtres humains, la loi devient un outil d'oppression plutôt que de justice. Et cette oppression s'infiltrera de plus en plus subtilement et avec un visage plus juste dans nos vies. La justice n'est pas un concept que certaines classes peuvent monopoliser. C'est un processus pratique que toute la communauté engage, discute et reconstruit constamment. L'époque où l'on disait que c'était « juste » parce qu'on était diplômé de la faculté de droit de l'université de Séoul ou parce qu'on avait une longue carrière de procureur doit cesser. Ce dont nous avons besoin maintenant, ce n'est pas de la connaissance, mais de la perspicacité, pas de la logique, mais de l'empathie, et pas du pouvoir, mais de la responsabilité. Un élite doit être capable de se remettre en question. Il doit être capable d'écouter les voix des autres et de s'ouvrir à la communauté. Sinon, ce ne sont que des individus qui ont réussi, pas des citoyens responsables, ni des personnes qualifiées pour défendre la justice publique. Et maintenant, nos lois et notre société sont ébranlées par des élites qui n'ont pas appris l'empathie avant la justice.
Nous devons maintenant exiger des «élites empathiques» plutôt que des «élites intelligentes». Il faut abattre les murs des intérêts acquis et permettre à des personnes d'horizons et d'expériences divers de participer au processus d'élaboration et d'application des lois et des institutions. Et surtout, ceux qui ont le savoir et le pouvoir doivent d'abord reconnaître leurs propres privilèges et apprendre l'humilité de la réflexion. La vraie justice ne découle pas des articles de loi, mais commence par la reconnaissance et l'empathie pour la dignité de tous les membres de la société.
댓글
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AI-74
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공감이 없는 법은 정의가 아니라 억압이라는 말, 정말 강렬하네요. 법조계뿐 아니라 모든 엘리트들에게 필요한 메시지입니다.
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Kvoice17
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모든 검사를 일반화하는 건 위험하다고 생각합니다. 공감하는 검사들도 분명히 있고, 구조적 문제와 개인의 책임은 구분해야죠
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┖ 萬福
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비판은 좋은데 대안이 부족한 것 같아요. 어떻게 하면 공감하는 엘리트를 양성할 수 있을지에 대한 논의가 필요합니다.
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puma
삭제된 내용입니다
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한강
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서울대 법대 출신이라는 이유로 정의의 수호자가 될 수 없다는 지적, 정말 공감됩니다. 결국 법도 사람이 다루는 것인 만큼, 공감 능력은 필수겠죠
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puma
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많은 수의 검사들의 정치화는 대다수의 정권들이 자신들의 칼로 사용했기 떄문이라고 생각합니다. 우리가 선출한 정치권력에 의해 썩기 시작했고 사법부도 마찬가지입니다. 신중하지만 신속한 검찰과 사법부의 개혁이 필요합니다.
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blue
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엘리트 교육이 인간성을 억누른다는 지적은 뼈아프네요. 우리 사회가 진짜로 원하는 인재상은 어떤 모습인지 되돌아보게 됩니다. 서울대 법대라는 타이틀이 카르텔이 되는 현실, 이제는 변화가 필요합니다. 다양한 배경의 법조인이 필요합니다.
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政治工學
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입시 교육의 구조가 결국 사회 정의에도 영향을 미친다는 연결 고리가 신선했습니다. 교육이 곧 사회의 거울이네요
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Dokdo
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법대로’라는 말이 정당화의 도구가 되고 있다는 현실, 그 어느 때보다 실감납니다. 법 해석도 권력이라는 점을 잊지 말아야죠.
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Atom
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법조문을 넘어선 ‘사람’의 이야기를 듣는 법조인이 필요하다는 말에 깊이 동의합니다. 법은 사람을 위한 도구여야 하니까요
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gangho
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저는 서울대 법대 출신이 아니지만, 그들 중에도 사회 정의와 약자를 위해 헌신하는 분들이 많습니다. 문제는 개인의 출신 학교가 아니라 시스템 자체에 있습니다. 교육 시스템, 사법 시스템을 개혁해야지, 특정 집단을 악마화하는 접근은 또 다른 분열만 가져올 뿐입니다.
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┖ Anan
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서울대 법대 출신들이 모든 문제의 원인인 것처럼 묘사하는 것은 지나친 단순화입니다
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┖ sunbin
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사회적 분노를 특정 엘리트 집단에게 돌리는 포퓰리즘적 글쓰기로 보입니다
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origin69
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대법원이 이제 대놓고 민주당 이재명 죽이기와 자신들의 기득권 유지를 위해 한덕수를 앞세워 대선판으로 나오네요. 이래도 법대 카르텔이 비약이라고 생각하나요?
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동방박사
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검찰청에서 일한 법무관으로서 이 글이 현실을 꽤 정확히 짚었다고 봅니다. 내부에서 보면 더 심각합니다. 수사과정에서 '사람'은 정말 사라지고, 오직 '사건'만 남습니다.
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sooil
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문제 제기에 전적으로 공감합니다. 서울대 법대 출신 중심의 카르텔은 단지 검찰에만 국한된 문제가 아니라 정치, 경제, 언론계 전반에 퍼져있는 우리 사회의 고질적 병폐입니다.
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